• PAISIBILITE …





    Mais qu’est-ce qu’elle me captive

    Cette divine mélodie

    Elle est si réceptive

    Bien plus qu’une rhapsodie


    Elle chante les fonds marins

    Là où dansent les sirènes

    Attirant mandarins

    Dandinant comme murènes


    Puis elle monte aux cieux

    Fait gazouiller les anges

    Eux qui sont si gracieux

    Couverts de blanches franges


    Elle me rend si paisible

    Imbibé de félicité

    Que j’en deviens sensible

    Tout de modicité …


  • DU CREPUSCULE A L’AUBE …





    S’éveillent les noctambules

    Lorsque clarté s’estompe

    Quand naît le crépuscule

    S'assoupissent mille colombes


    Pensées vagues en cette nuit

    Libellerais-je lettre à ma dulcinée

    Quand bourdonnera minuit

    De calligraphie finement dessinée


    Du plus beau paon ma plume

    Pour lui dire je vous aime

    Sous ciel dénué de brume

    Etincelé comme diadème


    Je couche belles rimes

    Et ma main ne se raye

    Tout mon amour j’exprime

    Et de plus belle j’embraye


    Sur merveilleuses narrations

    Au parfum de miel

    Déjà l’aube fait son apparition

    Vient l’ange Gabriel


    Qui portera à ma céleste

    Scellée intime missive

    Qui n’est certes point leste

    A foison expressive …


  • J’ME SOUVIENS D’MES SEIZE ANS …





    J’me souviens de mes seize ans. Mes premiers bals j’en étais fier. Faut dire que j’étais batteur dans l’orchestre « Teddy And The Pantheres » … Mes potes et moi, on faisait rêver les filles en cette année 1964. Et toutes celles qui suivirent. Nous faisions partie des sixties … Bal du samedi soir, thé dansant du dimanche après midi dans les plus beaux villages. Amourettes très, très sages. Jamais je n’oublierai ces moments là. Vous dansez mademoiselle ? Elle regardait maman qui acquiesçait d’un signe de la tête ou qui marquait son désaccord. Vous habitez encore chez vos parents ? Il me semble vous avoir déjà vue ? Puis-je aller vous chercher à la sortie des cours ? C’était cela faire la cour … Quelquefois on avait de la chance. Mais, mais, la petite sœur ou le petit frère étaient de guet à chacun des rendez-vous … Le week-end suivant notre orchestre se déplaçait ailleurs. Vraiment c’était l’bon temps. J’étais le seul à lunettes. Pas plus gros qu’une allumette, tellement je me dépensais. Je m’appelais Jean-Pierre, au cœur lisse comme tendre pierre. Déjà j’étais rêveur. La musique romantique, sentimentale, berçait mes tendres années, sans oublier le rock et le twist. Et le temps a passé …je suis toujours rêveur …et le serai jusqu’au terme de ma vie. J’aime voir les autres heureux, leur sourire le bonheur …et les savoir de bonne humeur. Je m’appelle Jean-Pierre et simplement je vous aime … simplement je vous aime, comme j’aimais à seize ans … Puis ce fut "The Terphis ..."


  • COUP DE FOUDRE …





    Coup de foudre

    Nos regards s’électrisent

    D’escampette on ne prend la poudre

    Cœurs déchirés se cicatrisent


    Figés nous voulons nous sourire

    Et nos yeux d’éclairs scintillent

    En l’avenir nous venons de souscrire

    Pour qu’à deux, futures décennies pétillent


    Le temps passé est à jamais dépassé

    Les larmes ne pourront plus couler

    Le bonheur s’est déjà surpassé

    Tourterelles ne cessent de roucouler


    Sur cet amour naissant

    Main dans la main nous prenons le chemin

    Vers cet inattendu soleil apparaissant

    Vies de fidélité sans nul parchemin …


  • QUAND LA MER SE RETIRE …





    … puis, la mer se retire

    Et mon cœur se lacère

    Tout mon sang tu soutires

    Mon corps à jamais s’ulcère


    De toi je n’ai plus que le mal

    Quand mon esprit chavire

    Dans ma tête tout est séismal

    Titanic tel le plus grand navire


    Je me brise en profondeur

    En iceberg se mute mon âme

    Muet devient le frondeur

    Se meurt notre amalgame


    Défunt ton amour pour moi

    Feue l’ivresse de mes sens

    Mes larmes déversent l’émoi

    Pourquoi tout ce non-sens …