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29.09.2005
SANS DOMICILE FIXE …

Ils quémandent à l’entrée de la gare Pour recevoir l’une ou l’autre pièce Un miséreux gratte une guitare Y a pas de Bon Dieu dans cette pièce Deux flics surgissent et leur crient gare Laissez le passage aux braves navetteurs Dont l’un savoure, de la Havane, fameux cigare Voici le temps de placer des guetteurs S’écrie l’un des probes agents Car l’hiver à grands pas approche Pour se réchauffer ces piètres indigents Vont s’incruster dur comme la roche Et à foison ils vont cuver leur sale piquette Se rouler par terre dans leur souillure Et même pisser sur les banquettes Montrer leurs dents pleines de rouillure Quel beau spectacle pour notre progéniture Où allons nous, Monsieur, Madame Mais que donc faire de ces pourritures Sinon de les cloisonner à Notre-dame Le vieil asile là sur la cime Où la bise souffle à grandes bourrasques Et la puanteur en un temps se décime Nous les verrons bien moins fantasques Et quand Noël son nez poindra La ville sera bien nette croyez-moi Puis l’an nouveau nous rejoindra Et ils ne viendront sonner chez-moi Quelles belles fêtes nous vivrons Pourquoi donc faire la charité De toute façon ils survivront A quoi bon la solidarité …
25.09.2005
PREMIERE SOIREE …

J’imagine notre première soirée Ensemble A la basse marée Pourvu qu’elle ressemble Au ciel de tes yeux bleus Aux lavandes de Provence Aux blés de tes cheveux Au baiser du silence Et puis qu’elle nous emporte Aux tourbillons des cieux Qu’un ange nous escorte Aux édens gracieux Quand je t’inviterai A danser italien Ensuite t’emporterai De mes pas éoliens Survoler calmes flots Pour voir soleil couchant Viendront mille matelots Fredonner bien doux chant Puis nous laisserons aller Aux étreintes amoureuses Quand viendra s’installer Eros… en nos veines fiévreuses
17.09.2005
TOI LA FEMME, TOI NOTRE MERE …

J’ignore ce qui en toi me captive Peut-être ta mine craintive Sur ce calvaire cruel Sans nul rituel Ou bien ton cœur de mère Oh jamais éphémère Pour les enfants du monde Je n’en doute une seconde Mais je soupçonne ton Dieu Qui laisse tout faire pardieu Même aux plus frêles bambins L’âge l’a-t-il rendu lambin Je t’en prie donc Marie Avant que tout ici ne s’avarie Remue vivement le Père Tapi dans son repère …
11.09.2005
D’UN 20 FEVRIER A UN 11 SEPTEMBRE …

Lune rousse naissante Belle plume glissante Lune rousse derrière la porte Grand plaisir elle apporte Lune rousse crépuscule Et mon âme bascule Lune rousse incendie La voilà toute hardie Lune rousse volcan S’enflamme le pélican Lune rousse dentelle Profusément sensuelle Lune rousse se sent seule Et j’attrape la sale gueule Lune rousse qui suis-je Bien tristement qu’y puis-je Lune rousse séduction Là point de déduction Lune rousse répit C’est bien à mon dépit Lune rousse et demain Je la garde en sous-main Lune rousse transparence Plus belle que Florence Lune rousse mon amour Absolument glamour Lune rousse ne dit rien Je redeviens triste terrien Lune rousse renaissance J’ai mon âme en croissance Lune rousse la nuit Dès que sonne minuit Lune rousse mosaïque Et nullement prosaïque Lune rousse et les heures Dix mille wattheure Lune rousse ...??? Lune rousse au revoir Très dur à recevoir …http://lune-rousse.skynetblogs.be/
08.09.2005
PLUS FORT QUE LA MORT …

Au plus profond de la terre Durant que ma dépouille l’on enterre Mon esprit demeure impérissable De ton amour il se veut inlassable J’emporte avec moi ton image Au jour de ton plus coruscant grimage Naturel quand à moi tu te donnais Et lorsque foudroyante tu t’abandonnais Me voilà dans mon nouveau domaine Emprisonné sous une dalle romaine Ouïssant tes pleurs douloureux Brisant ton cœur plus que jamais amoureux Silencieusement ma conscience te rejoint Et délicatement tes larmes elle disjoint Deux nouvelles rivières viennent de naître Au confluent de nos âmes l’on peut se repaître …
05.09.2005
FIDELITE …

Quand dans la vie on croque Un amour réciproque Teinté de fidélité Grandit la félicité …
01.09.2005
POURQUOI …

Solennelle comme une grand messe Tu me ressassais sans cesse ta promesse Jamais je ne me lasserai De toi je ne me passerai Tes mots d’amour retentissaient dans ma tête Mais voilà qu’aujourd’hui je m’entête A savoir pourquoi sans mot dire mon cœur tu as fracturé De te perdre je me sens tout courbaturé Ma vie m’échappe et n’a plus d’entendement Tu ne nous autorises aucun amendement Que peut-il se passer dans l’esprit d’une femme qui aimait tant Pour savoir je parcourrais l’univers en ton nom ébruitant Le plus dur est de ne point comprendre Toi qui inattendue adorait de ta présence me surprendre Aujourd’hui dans mon sang glacé se prolonge ton absence Je suis l’amant qui d’un Dieu subit mortelle sentence …
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