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28.11.2005
LE GENITEUR ET SON VIEUX GLAND …

Embrassez, prenez-en la peine Aux tréfonds, allez-y au moins Un vieux vicieux, n’ayant plus de dégaine Appela sa progéniture, la prit à témoin Visionnez, leur dit-t-il, je n’ai plus de paquetage On ne perçoit non plus la tête du vieux serpent Antan c’était un trésor fervent Je le voudrais raide et droit, il n’a plus de courage Une fille trouvez-moi, qui m’en fera voir le bout Remuez le moi lui dirai-je, tordez-lui le cou Caressez, secouez, butinez, n’omettez nulle place Que votre main passe et encore repasse L’instrument est mort, la progéniture pas mal s’en fichant Deçà, là-bas, partout, de ce que fut son gland Soudain il leur fit immense chantage Du viagra il me faut mâcher. Puis il fut pris d’une rage Il sentit grimper son bazar comme un vif ressort Dieu que la fille apprécia le trésor … Pardonnez-moi ce soir, d’avoir l’esprit mal tourné ! Jean-Pierre « point de Lafontaine ! »
26.11.2005
REINE D’UN CŒUR ELLE ESPERE …

Dame à la bonté infinie Aux limites indéfinies Amante d’un homme de passage La délaissant cela n’est pas sage Bien trop souvent elle sombre Elle attend sur les marches telle une timide ombre Et encore à lui seul elle songe Aujourd’hui sera à nouveau mensonge Quand il l’aime c’est bien sûr que ça l’arrange A d’autres moments cela peut-être le dérange Combien de temps consacre-t-il à l’épouse De lui est-elle au moins jalouse Maîtresse qui voudrait son souffle tant donner Avec lui mille parcours d’amour jalonner Mais elle s’estime minuscule poussière Fille que fatalement l’on empierre Après l’avoir enfouie aux tréfonds d’une tombe Parce qu’il a engendré en elle l’hécatombe De tant de tendresse qu’elle n’a pu libérer Du sein de son cœur, de son âme qu’elle se devrait d’aérer Toi l’homme il t’appartient d’enfin la comprendre De cesser d’inlassablement te méprendre Car pour celle qui t’aime l’espoir est ce jour infernal Pénètre sa bulle, ce qu’elle appelle « mon journal » …
19.11.2005
RÊVE AU MASCULIN …

Vous, doux rêve de ma nuit Vous, qui sonnez à minuit Vous, qui brisez en moi l’inuit Vous, qui n’êtes-là ça me nuit Moi, qui vis sans vous le jour Moi, qui sombre sous l’abat-jour Moi, et mon rêve se fait jour Moi, amour bien le bonjour Nous, nous faisons connaissance Nous, soudain la renaissance Nous, amour et jouissance Nous, quelle réjouissance Vous, qui fuyez à l’aurore Moi, qui sans cesse vous implore Vous, vous vous faites météore Moi, tout en moi s’évapore Dieu, faite toujours crépuscule Dieu, elle est ma renoncule Dieu, crée en moi un Hercule Dieu, que d’amour je l’inocule …
12.11.2005
MAUVAISE FEMME …

Un jour ce fut notre mariage Date toute empreinte de coloriage Depuis tu as hérité de ma vie Saccagé mes moindres envies Me voilà reclus dans ce manoir Où chaque instant se vit en noir Qu’est devenue ma libellule Qui aujourd’hui me dissimule Car j’ai plongé dans le breuvage Mais à quand donc le veuvage Sont-ce les conseils de ta mère Qui t’ont rendue aussi austère Et pourquoi as-tu donc pris amant Je trouve cela si infamant Ah ! pour moi vient la réjouissance Quand je perçois tes cris de jouissance Là ! à même notre propre lit Où tu perpètres ce vil délit J’envisage un double assassinat Pour ta progéniture l’orphelinat Tu me reproches mes adultères Jusqu’à rendre ma tête délétère Pourtant tu es mon seul amour Les autres n’étaient pour moi que petits fours Des amuse-gueules tout simplement L’homme a grand besoin de compléments La femme se doit de repasser ses mannes T’as d’la chance de n’être point née musulmane Je t’aurais jeté de gros cailloux tranchants Tu vois je n’ai pas ce mauvais penchant Pourtant tu m’as vilement brisé De mes potes je suis la risée Encore un whisky et deux glaçons Car tout est mort dans mon caleçon Je ne prends même plus mes amuse-gueules Tire toi avant que je ne dégueule …
09.11.2005
LE VICAIRE EN CHANSON …

Après mon passage chez la pharmacienne J’n’ai point trouvé de péripatéticienne Ni même point connu la bandaison J’vous raconte ça en chanson …
04.11.2005
LE VIEUX VICAIRE ET L’URTICAIRE …

Bonsoir Madame l’apothicaire Qu’avez-vous pour mon urticaire Moi qui suis le vieux vicaire J’ai l’engin bourré de calcaire Y n’ma jamais servi qu’à faire pipi Bon Dieu qu’est-ce qu’il est décrépi V’là même qu’il s’est accroupi D’vant la bonne du curé qu’a déguerpi Ben pour votre efflorescence Faut arrêter d’faire carence Car votre machin est en démence Voici tirée du viagra une dose d’essence Allez donc voir la fille qui passe Et d’mandez lui une petite passe Elle vous sortira enfin d’ l’impasse D’avec sa grande bouche qui croasse Et voici en prime une p’tite capote Roulez là bien pour qu'ça n’capote Merci miss t’es vraiment un pote J’te tire toute grande ma calotte …
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