• LE GENITEUR ET SON VIEUX GLAND …





    Embrassez, prenez-en la peine

    Aux tréfonds, allez-y au moins

    Un vieux vicieux, n’ayant plus de dégaine

    Appela sa progéniture, la prit à témoin

    Visionnez, leur dit-t-il, je n’ai plus de paquetage

    On ne perçoit non plus la tête du vieux serpent

    Antan c’était un trésor fervent

    Je le voudrais raide et droit, il n’a plus de courage

    Une fille trouvez-moi, qui m’en fera voir le bout

    Remuez le moi lui dirai-je, tordez-lui le cou

    Caressez, secouez, butinez, n’omettez nulle place

    Que votre main passe et encore repasse

    L’instrument est mort, la progéniture pas mal s’en fichant

    Deçà, là-bas, partout, de ce que fut son gland

    Soudain il leur fit immense chantage

    Du viagra il me faut mâcher. Puis il fut pris d’une rage

    Il sentit grimper son bazar comme un vif ressort

    Dieu que la fille apprécia le trésor …


    Pardonnez-moi ce soir, d’avoir l’esprit mal tourné !


    Jean-Pierre « point de Lafontaine ! »


  • REINE D’UN CŒUR ELLE ESPERE …





    Dame à la bonté infinie

    Aux limites indéfinies

    Amante d’un homme de passage

    La délaissant cela n’est pas sage


    Bien trop souvent elle sombre

    Elle attend sur les marches telle une timide ombre

    Et encore à lui seul elle songe

    Aujourd’hui sera à nouveau mensonge


    Quand il l’aime c’est bien sûr que ça l’arrange

    A d’autres moments cela peut-être le dérange

    Combien de temps consacre-t-il à l’épouse

    De lui est-elle au moins jalouse


    Maîtresse qui voudrait son souffle tant donner

    Avec lui mille parcours d’amour jalonner

    Mais elle s’estime minuscule poussière

    Fille que fatalement l’on empierre


    Après l’avoir enfouie aux tréfonds d’une tombe

    Parce qu’il a engendré en elle l’hécatombe

    De tant de tendresse qu’elle n’a pu libérer

    Du sein de son cœur, de son âme qu’elle se devrait d’aérer


    Toi l’homme il t’appartient d’enfin la comprendre

    De cesser d’inlassablement te méprendre

    Car pour celle qui t’aime l’espoir est ce jour infernal

    Pénètre sa bulle, ce qu’elle appelle « mon journal » …


  • RÊVE AU MASCULIN …





    Vous, doux rêve de ma nuit

    Vous, qui sonnez à minuit

    Vous, qui brisez en moi l’inuit

    Vous, qui n’êtes-là ça me nuit


    Moi, qui vis sans vous le jour

    Moi, qui sombre sous l’abat-jour

    Moi, et mon rêve se fait jour

    Moi, amour bien le bonjour


    Nous, nous faisons connaissance

    Nous, soudain la renaissance

    Nous, amour et jouissance

    Nous, quelle réjouissance


    Vous, qui fuyez à l’aurore

    Moi, qui sans cesse vous implore

    Vous, vous vous faites météore

    Moi, tout en moi s’évapore


    Dieu, faite toujours crépuscule

    Dieu, elle est ma renoncule

    Dieu, crée en moi un Hercule

    Dieu, que d’amour je l’inocule …


  • MAUVAISE FEMME …





    Un jour ce fut notre mariage

    Date toute empreinte de coloriage

    Depuis tu as hérité de ma vie

    Saccagé mes moindres envies


    Me voilà reclus dans ce manoir

    Où chaque instant se vit en noir

    Qu’est devenue ma libellule

    Qui aujourd’hui me dissimule


    Car j’ai plongé dans le breuvage

    Mais à quand donc le veuvage

    Sont-ce les conseils de ta mère

    Qui t’ont rendue aussi austère


    Et pourquoi as-tu donc pris amant

    Je trouve cela si infamant

    Ah ! pour moi vient la réjouissance

    Quand je perçois tes cris de jouissance


    Là ! à même notre propre lit

    Où tu perpètres ce vil délit

    J’envisage un double assassinat

    Pour ta progéniture l’orphelinat


    Tu me reproches mes adultères

    Jusqu’à rendre ma tête délétère

    Pourtant tu es mon seul amour

    Les autres n’étaient pour moi que petits fours


    Des amuse-gueules tout simplement

    L’homme a grand besoin de compléments

    La femme se doit de repasser ses mannes

    T’as d’la chance de n’être point née musulmane


    Je t’aurais jeté de gros cailloux tranchants

    Tu vois je n’ai pas ce mauvais penchant

    Pourtant tu m’as vilement brisé

    De mes potes je suis la risée


    Encore un whisky et deux glaçons

    Car tout est mort dans mon caleçon

    Je ne prends même plus mes amuse-gueules

    Tire toi avant que je ne dégueule …


  • LE VICAIRE EN CHANSON …





    Après mon passage chez la pharmacienne

    J’n’ai point trouvé de péripatéticienne

    Ni même point connu la bandaison

    J’vous raconte ça en chanson …


  • LE VIEUX VICAIRE ET L’URTICAIRE …





    Bonsoir Madame l’apothicaire

    Qu’avez-vous pour mon urticaire

    Moi qui suis le vieux vicaire

    J’ai l’engin bourré de calcaire


    Y n’ma jamais servi qu’à faire pipi

    Bon Dieu qu’est-ce qu’il est décrépi

    V’là même qu’il s’est accroupi

    D’vant la bonne du curé qu’a déguerpi


    Ben pour votre efflorescence

    Faut arrêter d’faire carence

    Car votre machin est en démence

    Voici tirée du viagra une dose d’essence


    Allez donc voir la fille qui passe

    Et d’mandez lui une petite passe

    Elle vous sortira enfin d’ l’impasse

    D’avec sa grande bouche qui croasse


    Et voici en prime une p’tite capote

    Roulez là bien pour qu'ça n’capote

    Merci miss t’es vraiment un pote

    J’te tire toute grande ma calotte …