« 2006-03 | Page d'accueil
| 2006-05 »
24.04.2006
COUP DE GUEULE …

Sommes nous si et tant éberlués Que de sans cesse nous laisser plumer Par le monde politique Qui à tout venant nous nique Oui tous ces narcissiques Huilent nos mécaniques Par tous leurs plus beaux mots Mais ne soignent nos maux Ils devisent un ramage Qui croît bien le chômage Et pour ceux qui travaillent Leur crayon n’a plus d’taille Pour diminuer salaires Avec de rien leur air De nos économies Ne nous laisser que mies Car les taux d’intérêts Tellement sont désuets Sur le podium les riches Ensuite nous les pois chiches Puis pour l’immobilier Nos bourses démesurément délier Enrichir actionnaires Faire de nous débonnaires Ô belle démocratie Mutée en inepties Aux crimes les plus odieux Mieux s’en remettre à Dieu Manipuler parents Pour qu’ils ne sortent leurs dents Que toujours ils soient dignes Au devant de vils crimes Qui ont pris leurs enfants En les vidant de leur sang Que ce soit par Dutroux Puis encore d’autres fous Empresser la jeunesse Pour qu’elle fasse jeunesse De toute idée de vengeance L’enfouir dans l’abstinence Surtout qu’elle soit silence Comme la pointe d’une lance Qu’a tué un copain N’point perdre son maroquin Aux futures élections Toutes de science-fiction Pour demain recommencer Le peuple bien berner A haute voix je hurle A toutes ces crapules Si ouvertement égocentriques Vous ne méritez que la trique Qu’un trou à la Dutroux Où vous compteriez vos poux Un cachot style impitoyable Islam Qui verra noircir vos âmes !!!
20.04.2006
VIE VIDE DE SENS …

Elle chavirait sa peine Sur les quais de la Seine Sa vie s’avérait vaine Car nul instant de veine Surnommée Morne Plaine Car toujours à la traîne Telle la dernière graine D’un travail à la chaîne Celle que l’on n’égrène Et que d’coups on assène Avec plaisir obscène D’lui couper l’oxygène Faut dire qu’elle était naine Pourtant pas trop vilaine Pour les gens quelle aubaine De la rendre inhumaine Dans une baraque foraine Là sur la place urbaine Où s’marraient les bedaines Pour des francs une dizaine Se remémorant ces scènes N’en voulant plus d’prochaine Sans que rien ne la réfrène Elle plongea dans cette Seine Pour rejoindre les sirènes En un nouveau domaine Où n’existent les migraines Et toute vie malsaine …
16.04.2006
POUR TOI, RIEN N’EST TROP BEAU …

Cultiver ton cœur L’ensemencer de fleurs De toutes les couleurs Aux parfumées senteurs Puis caresser ta peau Au plus doux comme il faut Comme va le fil de l’eau Câlinant les roseaux Murmurer des mots tendres Sur ta chair les épandre Et qu’en toi cela engendre L’amour sans plus attendre T’emmener dans les cieux A des milliers de lieues Pour que scintillent tes yeux Quand ton corps sera feu Toujours te dire je t’aime De mon âme bohème T’offrir diadème De toi ne faire carême …
10.04.2006
FEMME MON IDÔLE …

Lorsque tu te fais drôle Comme dans un jeu de rôle Que de ton corps tu me frôles Voila pas que tu m’enjôles Moi qui ne suis de tôle Tendrement je m’enrôle Vers tes gestes frivoles Davantage tu me cajoles Pour que ta chair m’affole Et qu’ensuite je m’envole Tel soleil tu m’insoles En ton âme je m’immole Ô de toi j’auréole Plus encore je raffole Surtout quand tu gondoles Il n’est plus beau symbole …
02.04.2006
CHAMBRE 209 …

Chambre deux cent neuf Un premier adultère Sensation de sang neuf Aux sens délétères Craintifs de mal s’y prendre Se cherchent les regards Surtout ne point se méprendre De par gestes hagards Mouvances d’hésitations Oscillations toutes de succulence Cœurs en palpitations Idolâtrie d’étrange alliance Germent premiers baisers Posément corps se dénudent Esprits de déniaiser Pour ne point rester prudes Lorsque chairs en sève Entament leurs ébats Lave brûlante se soulève Tombant mille sabbats Répercutent gémissements Sans nulle désillusion A chaque glissement Des deux sexes en fusion Mais quand gicle l’extase L’amour contemplation Les deux êtres déphase Jusqu’à jubilation Tandis qu’à la maison Ceux qui un jour sauront Tout de cette liaison Par malheur s’affaleront …
Toutes les notes