• COUP DE GUEULE …





    Sommes nous si et tant éberlués

    Que de sans cesse nous laisser plumer

    Par le monde politique

    Qui à tout venant nous nique


    Oui tous ces narcissiques

    Huilent nos mécaniques

    Par tous leurs plus beaux mots

    Mais ne soignent nos maux


    Ils devisent un ramage

    Qui croît bien le chômage

    Et pour ceux qui travaillent

    Leur crayon n’a plus d’taille


    Pour diminuer salaires

    Avec de rien leur air

    De nos économies

    Ne nous laisser que mies


    Car les taux d’intérêts

    Tellement sont désuets

    Sur le podium les riches

    Ensuite nous les pois chiches


    Puis pour l’immobilier

    Nos bourses démesurément délier

    Enrichir actionnaires

    Faire de nous débonnaires


    Ô belle démocratie

    Mutée en inepties

    Aux crimes les plus odieux

    Mieux s’en remettre à Dieu


    Manipuler parents

    Pour qu’ils ne sortent leurs dents

    Que toujours ils soient dignes

    Au devant de vils crimes


    Qui ont pris leurs enfants

    En les vidant de leur sang

    Que ce soit par Dutroux

    Puis encore d’autres fous


    Empresser la jeunesse

    Pour qu’elle fasse jeunesse

    De toute idée de vengeance

    L’enfouir dans l’abstinence


    Surtout qu’elle soit silence

    Comme la pointe d’une lance

    Qu’a tué un copain

    N’point perdre son maroquin


    Aux futures élections

    Toutes de science-fiction

    Pour demain recommencer

    Le peuple bien berner


    A haute voix je hurle

    A toutes ces crapules

    Si ouvertement égocentriques

    Vous ne méritez que la trique


    Qu’un trou à la Dutroux

    Où vous compteriez vos poux

    Un cachot style impitoyable Islam

    Qui verra noircir vos âmes !!!


  • VIE VIDE DE SENS …





    Elle chavirait sa peine

    Sur les quais de la Seine

    Sa vie s’avérait vaine

    Car nul instant de veine


    Surnommée Morne Plaine

    Car toujours à la traîne

    Telle la dernière graine

    D’un travail à la chaîne


    Celle que l’on n’égrène

    Et que d’coups on assène

    Avec plaisir obscène

    D’lui couper l’oxygène


    Faut dire qu’elle était naine

    Pourtant pas trop vilaine

    Pour les gens quelle aubaine

    De la rendre inhumaine


    Dans une baraque foraine

    Là sur la place urbaine

    Où s’marraient les bedaines

    Pour des francs une dizaine


    Se remémorant ces scènes

    N’en voulant plus d’prochaine

    Sans que rien ne la réfrène

    Elle plongea dans cette Seine


    Pour rejoindre les sirènes

    En un nouveau domaine

    Où n’existent les migraines

    Et toute vie malsaine …


  • POUR TOI, RIEN N’EST TROP BEAU …





    Cultiver ton cœur

    L’ensemencer de fleurs

    De toutes les couleurs

    Aux parfumées senteurs


    Puis caresser ta peau

    Au plus doux comme il faut

    Comme va le fil de l’eau

    Câlinant les roseaux


    Murmurer des mots tendres

    Sur ta chair les épandre

    Et qu’en toi cela engendre

    L’amour sans plus attendre


    T’emmener dans les cieux

    A des milliers de lieues

    Pour que scintillent tes yeux

    Quand ton corps sera feu


    Toujours te dire je t’aime

    De mon âme bohème

    T’offrir diadème

    De toi ne faire carême …


  • FEMME MON IDÔLE …





    Lorsque tu te fais drôle

    Comme dans un jeu de rôle

    Que de ton corps tu me frôles

    Voila pas que tu m’enjôles


    Moi qui ne suis de tôle

    Tendrement je m’enrôle

    Vers tes gestes frivoles

    Davantage tu me cajoles


    Pour que ta chair m’affole

    Et qu’ensuite je m’envole

    Tel soleil tu m’insoles

    En ton âme je m’immole


    Ô de toi j’auréole

    Plus encore je raffole

    Surtout quand tu gondoles

    Il n’est plus beau symbole …


  • CHAMBRE 209 …





    Chambre deux cent neuf

    Un premier adultère

    Sensation de sang neuf

    Aux sens délétères


    Craintifs de mal s’y prendre

    Se cherchent les regards

    Surtout ne point se méprendre

    De par gestes hagards


    Mouvances d’hésitations

    Oscillations toutes de succulence

    Cœurs en palpitations

    Idolâtrie d’étrange alliance


    Germent premiers baisers

    Posément corps se dénudent

    Esprits de déniaiser

    Pour ne point rester prudes


    Lorsque chairs en sève

    Entament leurs ébats

    Lave brûlante se soulève

    Tombant mille sabbats


    Répercutent gémissements

    Sans nulle désillusion

    A chaque glissement

    Des deux sexes en fusion


    Mais quand gicle l’extase

    L’amour contemplation

    Les deux êtres déphase

    Jusqu’à jubilation


    Tandis qu’à la maison

    Ceux qui un jour sauront

    Tout de cette liaison

    Par malheur s’affaleront …