• L’HOMME A FEMMES …





    Mon âme vague dédale

    Où s’égarent des cœurs

    Aventures inégales

    S’achevant en douleur


    Mon sourire trompeur

    Appât séduisant femmes

    Mon verbal beau parleur

    Pour que plus elles s’enflamment


    Mon sexe qui mes jours et nuits hante

    Raideur qui me démange

    Fantasmes de chairs qui chantent

    Pour que sirènes j’engrange


    Mes frivolités idolâtres

    Se meurent après défloraison

    De corps ardents tel l’âtre

    Qui crépite en fusion


    Ma conscience déjà délire

    D’inattendues conquêtes

    Pour un moment suffire

    A ce qui en moi tempête…


  • LE VIL AMANT …





    Fléchi peu-à-peu sur ta sépulture

    Le tempo de ma voix se veut lent

    Pour te relire mes plus belles écritures

    Dans lesquelles je prêtais le serment


    De quitter femme baguée d’une alliance

    Perfide de par l’impossibilité de rompre

    Je bannissais en ton for ta moindre méfiance

    Manipulant ton esprit jusqu’à le corrompre


    Pour disposer de ton corps jusqu’à la mort

    Que tu te donnas d’avoir trop espéré

    Aujourd’hui étouffé de remords

    Ta chair manquante vient m’exaspérer


    Toi qui savais par tant et tant te donner

    A chacun de mes passages hebdomadaires

    Injustice que de m’avoir abandonné

    Pour te complaire au tréfonds de cette terre


    Mes genoux frottent le froid de la pierre

    Pareille à l’épouse qui au lit me glace

    Imagines-tu l’étendue de mon âpre calvaire

    Si seulement je pouvais conquérir ta place…


  • BUDGET GOUVERNEMENTAL …



    Il n’est au fédéral, mais tellement beau !!!



    Voici l’heure du budget

    Et not’gouvernement

    En un seul coup de jet

    Doit trouver de l’argent


    Sans s’boucler la ceinture

    Mais en taxant les gens

    Qui n’ont point d’armature

    Et qui n’sont négligents


    D’équilibrer ménage

    Pendant que nos ministres

    Qui n’sont pas toujours sages

    Ont la dépense sinistre


    Et profitent d’avantages

    De grosses cartes de crédit

    Même de nos héritages

    Qu’ils en perdent leur crédit


    Pour eux c’est bien dommage

    Ils aiment que leurs “bourses” gonflent

    Pour cela ils ont le ramage

    Au parlement ils ronflent


    Après que la dinette

    Par trop légère soit-elle

    Les mettent mal dans l’assiette

    Mais surtout “l’eau” de Moselle


    Qui coule à reculons

    Au d’sus d’nœuds d’papillons

    Et nous désopilerons

    Quand ils détaleront


    Certes tellement déçus

    De perdre leurs écus


    Car c’est ainsi qu’ils eurent vécu

    Poils au cul…


  • DIVA DE L’AMOUR…





    Lumière tamisée

    Silhouette satinée

    Non point encore grisée

    Elégance raffinée


    Tes mots qui se font chant

    M’exhortent à la fusion

    De nos corps amants

    Bien plus qu’à profusion


    Et quand tu vocalises

    A dix sur l’échelle de l’amour

    Ta vision m’est exquise

    Au travers tes pourtours


    Qui ondulent en cadence

    M’emportant dans une danse

    De suave violence

    Jusqu’aux moments intenses


    Où le chœur t’accompagne

    Quand du deviens diva

    Du refrain des montagnes

    Qui mon être aviva…


  • RUPTURE …





    Puis voilà tu me quittes

    Mon cœur s’entredéchire

    Tu dis que nous sommes quittes

    Et qu’enfin tu respires


    Quittes de qui de quoi

    Je t’ai trompée maintes fois

    Quand ton corps restait coi

    Mais j’suis un homme tu vois


    Tu te disais malade

    De me voir rentrer ivre

    Arrête donc tes salades

    Il me fallait bien vivre


    Après mon rude travail

    J'préférais un coup boire

    Plutôt qu’voir ta marmaille

    J’suis tout d’même pas bonne poire


    T’as voulu dix enfants

    Te plains pas tu les as

    J’ai pas été fainéant

    Même si tu n’jouissais pas


    J’te donnais pas mon traitement

    Quid des allocations

    Et encore quoi maintenant

    Tu tires sans somation


    Me v’là privé d’sortie

    Pension alimentaire

    Bon sang quelle ineptie

    Quelle justice délétère


    Devant le seul d’mes torts

    D’avoir fait de toi ma femme

    Ne trouves-tu ça trop fort

    Bah qu’la vie est infâme…