• DICTAT DE MULTINATIONALE(S) …





    Quand se meurt l’usine

    Familles filent à la ruine

    Patrons telles viles fouines

    Déplacent ce qui gratine


    Vers de lointains secteurs

    Qui se feront vecteurs

    De gains à la hauteur

    De leur faim de dompteurs


    Qu’importe la misère

    Des p’tits dans leur tanière

    Il se faut d’être austère

    Pour eux point d’autre critère


    Car ainsi va le monde

    Immonde pour immonde

    Les riches cela se féconde

    Les pauvres nauséabond(e)s


    Hors de notre passage

    Clair se veut le message

    Voyez les gros titrages

    Vous restent les outrages


    Pour comme à l’habitude

    Viviez dans l’hébétude

    De vos petites études

    Qui furent le prélude


    De votre vaine existence

    Et soi-disant malchance

    Ne survive que finance

    Qui nous offre tant d’aisance


    Mais voyez-vous les riches

    Dans funéraire votre niche

    Vous serez aussi pois chiche

    Même avec votre affiche …

  • LE TEMPS QUI N’EFFACE …





    Quand point la lune rousse

    Et que les feuilles tombent

    Soudain mon cœur s’émousse

    Nostalgique d’une colombe


    Qui s’envola l’automne

    D’une année meurtrière

    Pour mon âme bonhomme

    Où sombrai-je en tanière


    Cycle d’adolescence

    Pureté d’amour tendre

    Découverte des sens

    Sentiments à épandre


    Baisers saveur printemps

    Promesses d’éternité

    Tant se brusque le temps

    Dans son infinité


    Là nous avions quinze ans

    Quand un vil jour ta mère

    Vint tel un ouragan

    Briser tout d’un éclair


    Qu’es-tu dont devenue

    Penses-tu encore à moi

    Toujours cela m’exténue

    Plus d’quarante ans d’émoi …