22.11.2006

DICTAT DE MULTINATIONALE(S) …





Quand se meurt l’usine

Familles filent à la ruine

Patrons telles viles fouines

Déplacent ce qui gratine


Vers de lointains secteurs

Qui se feront vecteurs

De gains à la hauteur

De leur faim de dompteurs


Qu’importe la misère

Des p’tits dans leur tanière

Il se faut d’être austère

Pour eux point d’autre critère


Car ainsi va le monde

Immonde pour immonde

Les riches cela se féconde

Les pauvres nauséabond(e)s


Hors de notre passage

Clair se veut le message

Voyez les gros titrages

Vous restent les outrages


Pour comme à l’habitude

Viviez dans l’hébétude

De vos petites études

Qui furent le prélude


De votre vaine existence

Et soi-disant malchance

Ne survive que finance

Qui nous offre tant d’aisance


Mais voyez-vous les riches

Dans funéraire votre niche

Vous serez aussi pois chiche

Même avec votre affiche …

21:52 Écrit par L'esthète dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note |

06.11.2006

LE TEMPS QUI N’EFFACE …





Quand point la lune rousse

Et que les feuilles tombent

Soudain mon cœur s’émousse

Nostalgique d’une colombe


Qui s’envola l’automne

D’une année meurtrière

Pour mon âme bonhomme

Où sombrai-je en tanière


Cycle d’adolescence

Pureté d’amour tendre

Découverte des sens

Sentiments à épandre


Baisers saveur printemps

Promesses d’éternité

Tant se brusque le temps

Dans son infinité


Là nous avions quinze ans

Quand un vil jour ta mère

Vint tel un ouragan

Briser tout d’un éclair


Qu’es-tu dont devenue

Penses-tu encore à moi

Toujours cela m’exténue

Plus d’quarante ans d’émoi …


21:59 Écrit par L'esthète dans Général | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note |