• CITOYEN DU MONDE …





    Va-t’en donc faire ta ronde

    Toi citoyen du monde

    Aux quatre coins de la terre

    Brise ainsi l’adultère


    Et efface toutes traces

    D’appellation des races

    Sinon tous terriens

    Nous ne serons jamais rien


    Noirs, rouges, jaunes ou blancs

    Rouge coule notre sang

    Abolis dissemblances

    Des consciences en errance


    De tes doigts d’un grand clic

    Partage sainement le fric

    Invite politiciens

    A devenir magiciens


    Pour une démocratie

    Exclue de théocratie

    Délivre les religions

    De toutes leurs déraisons


    Refoule toutes les guerres

    Jusqu’à longtemps naguère

    Trouve donc la solution

    Endigue la pollution


    Démontre à nos enfants

    Comment être charmants

    Convie adolescents

    A bannir l’indécent


    De cesser tout tumulte

    Cela dis-le aux adultes

    N’oublie point nos aînés

    Trop souvent malmenés


    Mais ??? Citoyen du monde

    N’est-ce chaque être à la ronde

    Lors bâtissons ensemble

    Tout ce qui nous rassemble …


    EN HOMMAGE A L’ABBE PIERRE

  • L’AUTRE …





    Flânerie plaisante en mirage de toi

    Rêverie de tes baisers mythiques

    Fantasme de ton corps serpentant sous moi

    Divagation au summum de l’idyllique


    Mer perlée où tu nais à moi

    Firmament du feu de ton effigie

    Univers répandu aux effluves de tes émois

    Eden t’abreuvant de mon énergie


    A chaque instant telle je te discerne

    Et quand nue tu me tends la pomme

    Savourant ta peau là je me prosterne

    Jusqu’au ruissellement encore économe


    Sillonnant calmement ton entre toison

    Qui attise mes sens jusqu’au volcanisme

    Te faisant muser curieuse oraison

    Dans une envolée vers intense séisme


    Las mon songe sombre dès que je m’éveille

    Désespéré de n’oser te dire ô combien je t’aime

    Mes sous-entendus tu fais d’eux sommeil

    Car ton vrai bonheur, un autre le parsème …


  • DE L’AUTRE CÔTE D’LA RUE …





    A toi cher être humain

    Aigri de meurtrissures

    Vivotant sans lendemains

    Refoule abjectes blessures


    Qui brouillèrent ton destin

    Brisant ton bel amour

    Que tu croyais sans fin

    Jusqu’à l’horrible jour


    Étanche enfin tes pleurs

    Entrouvre la fenêtre

    Que s’élude ta douleur

    Qu’aux vents elle s’empêtre


    Un peu plus loin là-bas

    Quelqu’un n’attend que toi

    Il ne te connaît pas

    Sûr vibrerait d’émoi


    Décadenasserait son coeur

    En chasserait lésions

    Te briguant la faveur

    D’une tendre éclosion


    Pour recouvrer la vie

    Et parcourir à deux

    Longue route qui lie

    Couple sans cesse radieux


    Que de mariages rompus

    Cloisonnent tant d’âmes brisées

    On croit tout dissolu

    Mais, mais… la vie n’est épuisée …