« 2007-01 | Page d'accueil
| 2007-03 »
26.02.2007
HOSPICE DU SAINT-SUPLICE …

Valise à même genoux Croupie sur voiturette Ultime bruit de verrou On l’emporte muette Faut vous dire que la vieille Elle prend trop de leur temps Et gaspille son oseille Pour quelques gens l’aidant Bien sûr qu’elle se plaira Là-bas dans cet hospice Où chaque jour elle priera Bonnes sœurs du Saint-Suplice Une immense chambre froide D’aïeules toutes allongées Et déjà presque roides Telles les dalles plus qu’usées On viendra le dimanche De l’une ou l’autre semaine T’apporter roses blanches Si rien ne nous réfrène Te voilà entre bonnes mains Signe nous procuration Nous gérerons tous tes biens Et vendrons la maison Déjà midi qui sonne A très bientôt maman Sache que notre cœur rayonne S’éloignent nos tourments …
21.02.2007
RAPT PARENTAL …

Toi le petit garçon Qui n’a rien demandé Ton père t’a emmené En créant érosion Brûlante comme un désert Dans le cœur de ta mère Dont les yeux versent rivière Chaque vingt-quatre heures entières Te voilà déchiré Et l’esprit chaviré De ne savoir que faire Perdant moindres repères Pour toi tout est déluge Dans l’attente qu’un juge Prenne une décision Pour endiguer scission Et ainsi rendre raison Car tu n’es point l'otage Et encore moins rançon De l’homme faisant ombrage A ta tendre maman Juste pour le plaisir De vouloir la détruire De par ses vilains plans Sache combien elle t’aime Ô toi son petit ange Pour qui son âme se meurt Tant ne se perce l'œdème …
16.02.2007
L’ENFANT ET LES FLEURS …

Fillette, toi qui aimes les fleurs Au jardin elles vivent Dans le vase, elles son appelées à mourir Tu es aussi la fleur de la vie Pour toi, le plus beau des jardins Est le coeur de ta douce maman En lui se trouve Le plus éclatant des diamants Toi, petite fille A qui elle a donné la vie Sois l’amie des fleurs Elles sont porteuses de bonheur
13.02.2007
QUATORZE FEVRIER …

Bonjour ma chérie Bisou du matin V’là Saint-Valentin Journée de féerie Quelle mine toute gentille Je t’offre un écrin Un bouquet d’lupins Vois comme tu pétilles Merci mon chéri Mon tout p’tit lutin Que je sens coquin Ô jamais aigri Acquiers donc ceci Mes petits câlins S’pèce de vilain Tu m’les rends aussi Mon amour je t’aime Tu me rends si fou V’là mon coup d’grisou Y aura pas carême Mais où tu m’emmènes Là sous le pilou Où tu m’veux filou Que plus rien ne m’freine Dis mon Valentin J’te mordille l’oreille Puis ton gros orteil Fais toi libertin Chut ne dis plus rien Sois toujours pareille Au petit réveil N’dis jamais tintin …
08.02.2007
FATMA …

A PRENDRE AU SECOND DEGRE - HUMOUR… Y avait di bordel... sur li table Derrière sa bourka... elle si foutait Pis ji l'a enfermé... dans l’étable Et totes les gattes... elles li sont venues Et ji l’a tapé, tapé, Fatma, comme une chienne Elle a pleuré, pleuré, oh ! c'itait pas la peine Alors ji l’a... enculé l’âne Puis la Fatma... elle mi a essuyé Ji li avais... li quequette tote noire Et des p’tites bêtes... qui mi chatouillé Et ji l’a enlevé, enlevé, Bourka, di la païenne Et ji l’a baisé, baisé, oh ! ji l’étais ine éolienne Ji l’a tapé... plein son visage Ecumant ma rage... sous si les yeux mouillés Et ji l'a pardonné, pardonné, Fatma, car il est mienne Et ji l'a embrassé, embrassé, oh ! ça l’est mon algérienne Et ji l’a crié, crié, Fatma, viens li faire couscous à Ali Et ji l’a tué, tué, oh ! il était lesbienne Y avait di cochon sur li table …
03.02.2007
LE RÊVEUR …

Rêvant au firmament Ondulant sur nuage Hors d’un monde virulent Il esquive l’engluage De sa vie qui l’atterre Céans où tout fait mal Au quotidien l’enfer En son cœur séismal Destinée vallonnée De moult déceptions La moindre joie gommée Comme erreur d’addition Additions de tristesses Coulant au fil du temps S’écroule toute promesse Tel un maudit printemps Subissant les mensonges Depuis sa tendre enfance Vraiment ceux à rallonges Qui altèrent toute chance Photos d’instants de vie Certes il se les invente D’un amour, d’une famille Ses rêves il oriente …
Toutes les notes