26.02.2007

HOSPICE DU SAINT-SUPLICE …





Valise à même genoux

Croupie sur voiturette

Ultime bruit de verrou

On l’emporte muette


Faut vous dire que la vieille

Elle prend trop de leur temps

Et gaspille son oseille

Pour quelques gens l’aidant


Bien sûr qu’elle se plaira

Là-bas dans cet hospice

Où chaque jour elle priera

Bonnes sœurs du Saint-Suplice


Une immense chambre froide

D’aïeules toutes allongées

Et déjà presque roides

Telles les dalles plus qu’usées


On viendra le dimanche

De l’une ou l’autre semaine

T’apporter roses blanches

Si rien ne nous réfrène


Te voilà entre bonnes mains

Signe nous procuration

Nous gérerons tous tes biens

Et vendrons la maison


Déjà midi qui sonne

A très bientôt maman

Sache que notre cœur rayonne

S’éloignent nos tourments …


22:35 Écrit par L'esthète dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note |

21.02.2007

RAPT PARENTAL …





Toi le petit garçon

Qui n’a rien demandé

Ton père t’a emmené

En créant érosion


Brûlante comme un désert

Dans le cœur de ta mère

Dont les yeux versent rivière

Chaque vingt-quatre heures entières


Te voilà déchiré

Et l’esprit chaviré

De ne savoir que faire

Perdant moindres repères


Pour toi tout est déluge

Dans l’attente qu’un juge

Prenne une décision

Pour endiguer scission


Et ainsi rendre raison

Car tu n’es point l'otage

Et encore moins rançon

De l’homme faisant ombrage


A ta tendre maman

Juste pour le plaisir

De vouloir la détruire

De par ses vilains plans


Sache combien elle t’aime

Ô toi son petit ange

Pour qui son âme se meurt

Tant ne se perce l'œdème …


22:46 Écrit par L'esthète dans Général | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note |

16.02.2007

L’ENFANT ET LES FLEURS …





Fillette, toi qui aimes les fleurs

Au jardin elles vivent

Dans le vase, elles son appelées à mourir

Tu es aussi la fleur de la vie


Pour toi, le plus beau des jardins

Est le coeur de ta douce maman

En lui se trouve

Le plus éclatant des diamants


Toi, petite fille

A qui elle a donné la vie

Sois l’amie des fleurs

Elles sont porteuses de bonheur


17:28 Écrit par L'esthète dans Général | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note |

13.02.2007

QUATORZE FEVRIER …





Bonjour ma chérie

Bisou du matin

V’là Saint-Valentin

Journée de féerie


Quelle mine toute gentille

Je t’offre un écrin

Un bouquet d’lupins

Vois comme tu pétilles


Merci mon chéri

Mon tout p’tit lutin

Que je sens coquin

Ô jamais aigri


Acquiers donc ceci

Mes petits câlins

S’pèce de vilain

Tu m’les rends aussi


Mon amour je t’aime

Tu me rends si fou

V’là mon coup d’grisou

Y aura pas carême


Mais où tu m’emmènes

Là sous le pilou

Où tu m’veux filou

Que plus rien ne m’freine


Dis mon Valentin

J’te mordille l’oreille

Puis ton gros orteil

Fais toi libertin


Chut ne dis plus rien

Sois toujours pareille

Au petit réveil

N’dis jamais tintin …


21:30 Écrit par L'esthète dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note |

08.02.2007

FATMA …





A PRENDRE AU SECOND DEGRE - HUMOUR…


Y avait di bordel... sur li table

Derrière sa bourka... elle si foutait

Pis ji l'a enfermé... dans l’étable

Et totes les gattes... elles li sont venues


Et ji l’a tapé, tapé, Fatma, comme une chienne

Elle a pleuré, pleuré, oh ! c'itait pas la peine


Alors ji l’a... enculé l’âne

Puis la Fatma... elle mi a essuyé

Ji li avais... li quequette tote noire

Et des p’tites bêtes... qui mi chatouillé


Et ji l’a enlevé, enlevé, Bourka, di la païenne

Et ji l’a baisé, baisé, oh ! ji l’étais ine éolienne


Ji l’a tapé... plein son visage

Ecumant ma rage... sous si les yeux mouillés


Et ji l'a pardonné, pardonné, Fatma, car il est mienne

Et ji l'a embrassé, embrassé, oh ! ça l’est mon algérienne


Et ji l’a crié, crié, Fatma, viens li faire couscous à Ali

Et ji l’a tué, tué, oh ! il était lesbienne


Y avait di cochon sur li table …


22:54 Écrit par L'esthète dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note |

03.02.2007

LE RÊVEUR …





Rêvant au firmament

Ondulant sur nuage

Hors d’un monde virulent

Il esquive l’engluage


De sa vie qui l’atterre

Céans où tout fait mal

Au quotidien l’enfer

En son cœur séismal


Destinée vallonnée

De moult déceptions

La moindre joie gommée

Comme erreur d’addition


Additions de tristesses

Coulant au fil du temps

S’écroule toute promesse

Tel un maudit printemps


Subissant les mensonges

Depuis sa tendre enfance

Vraiment ceux à rallonges

Qui altèrent toute chance


Photos d’instants de vie

Certes il se les invente

D’un amour, d’une famille

Ses rêves il oriente …


20:29 Écrit par L'esthète dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note |

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