• NUIT RÊVEE …





    Radieusement constellée

    Sous envoûtante quiétude

    Cette nuit enchantée

    Pourvoit béatitude


    Cime d’un belvédère

    En état d’euphorie

    On célèbre la terre

    Que la lune colorie


    Vénérable lac bleuté

    Réverbère les étoiles

    Spacieuse félicité

    Chef-d'œuvre qui se dévoile


    Déférant révérence

    Pavillon baisse voiles

    Pénétré d’espérance

    Qu’un peintre brosse toile


    Pourvu que les esthètes

    Discernant cette pureté

    Concourent à la fête

    Leur cœur tout en gaieté …


  • CHERCHE LA FEMME IDEALE …





    Pour moi connaîtriez-vous

    Une femme fort idéale

    Pour un p’tit rendez-vous

    Sans le moindre dédale


    Ben je la veux gentille

    Et très obéissante

    Puis surtout qu’elle frétille

    Se fasse toujours grisante


    Je l’apprécierais évidemment

    Le regard érotisant

    Me goûtant goulûment

    Et sur rien n’ergotant


    Qu’elle me fasse fête

    Dès que je rentre du café

    Même si cela l’embête

    De quelque peu piaffer


    Aussi me serve dîner

    Ô toujours bien fumant

    Sans venir me miner

    De récits emmerdants


    Lui saurais gré d’être prête

    Pour mes petites envies

    Et surtout qu’elle halète

    Car j’aime quand ça dévie


    Si vous la connaissez

    Chouette amenez-là moi

    Ensuite compatissez

    A mon plus vif émoi …


  • LES MAMANS …





    Qui parlent le mieux des leurs enfants

    Bien entendu, les mamans

    Qui ont au monde le cœur le plus grand

    Plus que certainement, les mamans

    Qui fête-t-on en mai depuis antan

    Celles que l’on aime tant, les mamans

    Qui que l’on soit, riche ou sans argent

    Qu’elles soient en vie ou par-delà les océans

    Une simple fleur, une pensée, ce sera déjà le nanan

    Que du bonheur, une voie lactée, pour nos mamans …


  • SOUVENIRS TENDRESSE, SOUVENIRS TRISTESSE, SOUVENIRS ESPOIR …





    Inlassablement ma mémoire s’éparpille dans mes souvenirs

    Où nous ressuscitons du rayon de soleil qui nos corps parcourait

    Tandis que de nos regards nous nous délections jusqu’au mourir

    En ces après-midi d’amours interdits où comme jamais l’on s’aimait


    Le temps par trop hâtif nous reconduisait au métissage de nos chemins

    Où nous succombions à de savoureux baisers ininterrompus

    Sur le quai de cette gare qui nous ouïssait évoquer de beaux lendemains

    Jusqu’au retentissant coup de sifflet qui à chaque fois se faisait pour nous impromptu


    Scotché à la vitre, encore je t’embrassais, lors que mon cœur follement vibrait

    Tu remplissais tes mains de baisers que tendrement tu parsemais de ton souffle en ma direction

    Moi je m’amusais à les rattraper, j’en câlinais mes lèvres, puis le train déjà loin de toi partait

    Comme le temps s’isolait et me paraissait long dans ce triste wagon


    Puis vint le jour où tu ne supportas plus d’encore et encore me partager

    Et… même ton téléphone ne daignât répondre à l’appel de mon âme déchirée

    De ton absence, là, sur ce banc de bord de mer où je m’asseyais, l’esprit ravagé

    L’eau azuréenne mirait ton visage et l’effaçait ensuite au va-et-vient des lames déchirées


    De navires se complaisant à davantage encore te détourner de moi

    Au gré des dieux et démons que je haïssais journellement de me transpercer le cœur

    Mais quand une fois l’an je reçois de tes nouvelles où tu réitères ta promesse toute en émoi

    De m’attendre même jusqu’à ta mort, me renaît l’espoir à la pensée de ce doux bonheur …