• LA FEMME JETEE …





    Elle pleure son homme la veuve

    Veuve d’un amour bassement trompé

    Pourquoi donc subir telle épreuve

    Une douleur qui ne peut s’estomper


    Ô tant d’années de vie commune

    Un véritable conte de fée

    Quand apparut l’inopportune

    D’une bien plus jeune cuvée


    Au corps sculpté comme une déesse

    Qui le mâle fit chavirer

    Au plus profond de sa faiblesse

    Jusqu’à vilement l’épouse virer


    Toutes ses larmes coulent tel un fleuve

    Au sein de son âme gît un désert

    Sans oasis qui ne l’abreuve

    Et sans soleil sous ciel couvert


    Elle pleure son homme la veuve

    Ô nullement mort mais tant vivant

    Du bel amour avec sa neuve

    Sangsue au cœur sable mouvant …


  • UTOPIE …





    Je rédige sur le mépris du monde

    A l’encre noire pour recouvrir l’immonde

    Quand chaque page je colorie

    De vert, de bleu, pour rétablir l’écologie


    Je trempe ma plume dans l’encre blanche

    Pure écriture page à page j’épanche

    Nouveau livre de vie aux seuls mots d’un paradis

    Abolition du moindre qualificatif qui l’homme maudit


    Puis je publie, je distribue, je dédicace

    Que le mal s’oublie, le laid s’embue, plus rien ne glace

    Gens de la terre redeviennent frères

    Réciproquement des plus sincères


    Heureux suis-je donc de mes écrits

    Qui un renouveau des comportements ont permis

    Quand soudainement le réveil sonne

    Et voilà mon rêve qui d’un seul coup déconne …