• ULTIMES GOUTTES D’ENCRE …





    A vous, bien chère progéniture

    Je lègue, mon ultime écriture

    Du lieu de votre cadeau

    Vous évitant fardeau


    Oui, là… là… là… dans cet hospice

    Séjour des plus vieux de la liste

    Bien sûr vous travaillez

    Point le temps… de moi… vous occuper


    Dans mon cœur quel supplice

    Quand je tourne sur la piste

    De danse avec une vieille

    Qui fuit sur mes orteils


    Justement ce dimanche

    Quand pénètrent quatre planches

    Pour mon voisin de chambre

    En ce deux de novembre


    Et quand viendra mon tour

    Toutes vos larmes d’amour

    Mouilleront votre noir de deuil

    Qui rime avec cercueil


    Mais non… ne pleurez pas

    J’aspirais au trépas

    Ne restez donc tout cois

    Vraiment y a pas de quoi


    Demain chez le notaire

    Vos mines auront bel air

    Lors de cette lecture

    Où le fric vient s’inclure …


  • L’ICONNUE DE MES RÊVES …








    Madame, mon cœur se meurt

    Las, sur les rives de Meuse

    Ourdi par ce dur labeur

    De long en large courir ce fleuve


    Vainement à votre découverte

    Quand s’interrogent les cygnes

    Au regard de ma mine défaite

    Sachant que de vous, je ne reçois signe


    Sinon le fait de vos écrits

    Que j’épluche entre les lignes

    Et me laisse abasourdi

    Que de ne pas ou de savoir, je trépigne


    Quels sont à mon égard vos sentiments

    Quand vous me tendez, voire me retirez la perche

    Bourreau coupez moi la tête si je mens

    Où propulsez-moi davantage à sa recherche


    D’elle déjà physiquement je sais des choses

    Couleur de cheveux, poids d’une femme gracieuse

    Bien plus jolie qu’au monde toutes les roses

    Que je la devine tant et tant délicieuse


    Mais n’est-ce en fait qu’un doux rêve

    Qui dans mes longues nuit m’éberlue

    Dieu aidez moi car trop j’en crève

    Faites la réelle cette tendre et douce inconnue …