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29.01.2008
AUX PORTES DE LA SOIXANTAINE …

Aux portes de la soixantaine Pourtant seize ans hier encore Toi pure telle l'eau de la claire fontaine Foutu temps qui file vers la mort Ma tête s’enchaîne de souvenirs Un plancher aux premiers pas de danse Ton visage interprétation du sourire Un premier slow fragile faïence Fragrance du baiser originel Sève mystérieuse brûlant nos veines Trop forte envie, péché mortel Regards parentaux qui nous freinent Premier amour aux rendez-vous masqués L’envie de fuir ce monde adulte Par trop sur nous braqué Brisant nos cœurs tout en tumulte Puis vint la fin par eux voulue Pour chacun de nous le pensionnat De part et d’autre à perte de vue Chez-nous week-ends, même l’internat Chaque jour tu hantes ma mémoire A plus de quarante berges écoulées Jamais infime perte d’espoir De te revoir, de ma tête ne s’est dérobée …
22.01.2008
BRUITS DE BOUCHES …

Où s’enfuient mes mots Quand mes lèvres se closent Sous terre six sabots Ou aux cieux se posent Mots d’une existence Empreints de douceur D’un amour immense D’aloi le meilleur Les entendez-vous D’eux me voilà sourd J’en perds mon bagou Mon cœur se fait lourd Mais rattrapez-les Je vous en supplie Dans ce grand filet Gaffe que l’manche ne plie Où émigrent les vôtres Croisent-ils les miens Dites-moi bons apôtres J’égare mon latin Me restent les maux De cette perte énorme Ceux de bas niveau J‘les perçois difformes Quand viendra ma mort Vous et le notaire Criez donc très fort Vite fermez ma bière Pour que ne s’échappent Vos quelques paroles Car sous l’énorme chape Plus rien ne s’envole …
14.01.2008
AMOUR SERIEL …

La tête qui me cogne Démesurée pour femmes Encore je déraisonne Sans me sentir infâme Rien qu’une dans mes draps Lui dire je t’aime, je t’aime Mais tais-toi donc vieux rat Range donc ton cœur bohème Quand une autre dans mes bras Je remets la même crème Encore etcetera Tas de mots doux je sème Avec cette certitude Que jamais je ne mens J’suis en béatitude M’offrant au tout venant Car aimer au pluriel Vaut mieux que moindre guerre Et ce plaisir sériel Enchante vocabulaire Tendresse qui s’exprime Ample congestion d’amour Remède contre déprime Dans l’agenda chaque jour Domi premier du mois Monique lendemain unique Béa voilà de trois Et ainsi d’suite Annick Trente et un sur le cul Mais tôt reprendre haleine Refusant d’être vaincu Par demain belle Hélène Comment vous dire Mesdames Là termes je ne trouve pas Vite m’envahit le charme D’une inédite nana Oh oui toutes je vous aime Alors rendez le moi Et venez par centaines Me gratifier d’émois Murez-moi de caresses Mettez-y tout votre soin Rugissez telles tigresses Au lit, voire dans le foin Sûr qu’au champ de bataille Je mourrai donc exsangue Plus bas que votre taille Céans votre noble triangle …
09.01.2008
HEUREUX ANNIVERSAIRE GABRIELLA …

V’là ton anniversaire Cinquante-neuf printemps Mais t’as pas l’air d’hier Ben vraiment j’suis content Bonheur intense à toi chérie Tout au long de cette berge Que chaque jour soit féerie Pour cela, j’brûle un cierge Bisous tendresse …
02.01.2008
D’UN DEUX JANVIER A L’AN PROCHAIN …

Expirent discrètement les souhaits passés D’hier seulement, ce premier de janvier Que rejaillit innocemment déjà ce monde réalité Gommant hâtivement le mieux dont vous rêviez Cascades de sang jaillissent tout autant En des contrées oui ou non dites civilisées Où despotes, voire démocrates, guident le souffle du vent Pouvoir de vie, de mort, d’existences brisées Car ici bas, Madame, ce qui régit, oh que certes, seul le fric Subséquemment à votre emprise ou votre vulnérabilité Pleuvront abondamment avoirs ou coups de triques Idéalité vécue par certains, pour d’autres sinistre fatalité Tandis que chez nous on se confère suave lucidité D’alimenter un jour l’an nos pauvres sans abris Nos médias dévoilent à grand bruit nos cœurs limpidité Avant qu’en autre temps, les voués à la rues, ne s’y retrouvent meurtris Fermons les yeux car aujourd’hui, plus concernés Laissons, laissons courir, la belle, la bonne année Jusqu’en deux mille neuf, cet an davantage bien né Où là de nouveau, on s’présentera plus d’mille souhaits …
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