• CIEL SOMBRE, DEMAIN MIEL…





    Dans cette infime bulle

    Où tu te réfugies

    Flanquée d’une aigre plume

    Pour unique compagnie


    Tu verses les larmes du temps

    De merveilleux instants

    Quand mourait ton amant

    En ton corps tant aimant


    Aussi les heures s’égrènent

    Lors de sa moindre absence

    L’horloge fait des siennes

    Accentue ta souffrance


    Juste te reste l’espoir

    Rien qu’une infime flamme

    Que peut-être bien qu’un soir

    Se souvienne de toi femme


    Quand ses occupations

    De plus en plus accrues

    Epouse à la maison

    N’auront plus plus-values


    Réveille toi ma douce

    Sache que la tendresse

    A jamais ne s’émousse

    Peut même devenir ivresse


    Car vit ailleurs un homme

    Brûlant d’amour pour toi

    Au cœur qui carillonne

    D’émoi, d’émoi, d’émoi …