24.08.2009

LUMIERE DE VIE…





Paupières closes, volets en rade

Mer asphaltée, cieux ténébreux

Totale nécrose, sombres balades

Face ravalée, regard creux


La canne blanche, pour guide un chien

Des pas comptés, segments tracés

Raide telle une planche, braille en lien

L’air disjoncté, comme effacé


Il discerne, différencie

Bien mieux la vie, ô oui la vie

En son interne, il apprécie

Tout de sa vie, lumière de vie …


22:47 Écrit par L'esthète dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note |

10.08.2009

UN TRAIN LOINTAIN …





Compartiment d’un train

Une fille aux cheveux noirs

Vif sentiment m’étreint

Pour elle mon cœur va choir


Mon regard ne la quitte

De peur que prochaine gare

L’amène à sa limite

Et trop vite nous sépare


Relevant les paupières

Le bleu ciel de ses yeux

M’atteint et me foudroie

Telle une balle au feu


Timidement elle me guette

Attend un mot de moi

Ma voix reste muette

Trop fort bat mon émoi


Coup de foudre réciproque

Naissance d’un fol amour

Respirations suffoquent

La station se fait jour


La voilà sur le quai

Nos sourires percent vitre

La reverrai-je jamais

Pour écrire mille chapitres


De deux vies fusionnées

De fougues pleines d’entrains

Issues d’une destinée

Semblable à doux refrain


Moment inoubliable

D’un temps bien trop distant

Encore insoutenable

Existait-elle vraiment …


22:59 Écrit par L'esthète dans Général | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note |

04.08.2009

AMOUR DE TEMPS …





Amour de notre jeune temps

Scintille plus que mille diamants

Que dire de la nuit miel de lune

Sur doux duvet de plumes


Les années passant

Nous offrent nos enfants

Pour nous quel enchantement

Leurs bobines sur nos épaules posément


Nous ne voyons le temps passer

Que les voilà déjà mariés

Mais en fait nous connaissons nous

Quarante ans de mariage comme c’est fou


Amour de nos soixante printemps

Nous revoilà seuls maintenant

Et puis soudain l’amour reprend

Cœurs palpitant intensément


Je te vois belle, j’étincelle

Si l’on prenait une coupelle

Là tiens dans notre tendre bulle

Où luisent poussières miel de lune…


17:49 Écrit par L'esthète dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note |

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