• L’HOMME VIL, L’HOMME GEMEAUX…





    Né sous le signe du Gémeaux

    On me dit homme à double face

    Tantôt mauvais comme un chameau

    Au cœur de roc qu’on ne déglace


    Aussi à l’âme toute d’allégresse

    Aux mots si doux que femmes caressent

    Rêvant de nuits jamais vécues

    Découvrant matheuses inconnues


    Je peux aimer et même haïr

    De moi vous ignorez le pire

    Vous aduler, vous faire jouir

    Pour mieux ensuite vous trahir


    Sachez que je n’appartiens qu’à moi

    Que je vous offre seulement ébats

    Vous honorant de mon corps roi

    Pour les jalouses y a pas débat


    Plus libre que l’air, que tous les vents

    Je roue, je ruse de vils détours

    Pour vous prendre par les sentiments

    Et opiner à votre amour


    Qui sincèrement me rend fort sourd

    Mais certes point la jouissance

    Qui m’assouvit, moi le vautour

    Car sexe qui bande n’a pas de conscience …


  • DU TOURBILLON A LA SERENITE …





    Toi qui te meurs d’amour pour moi

    Portant à chaque jour ta croix

    Qui de nuit en nuit toujours me rêve

    Telle une enfant croquant la fève


    Reine d’un jour posant couronne

    Couleur d’or sur l’homme roi

    A l’immense cœur qui bourdonne

    De vive passion rien que pour toi


    Mais que la vie pourtant empêche

    D’atteindre tout aisément sa douce étoile

    D’autant qu’abondamment son âme s’ébrèche

    Telle une nef pauvre de ses voiles


    En perdition sur mer houleuse

    Frappée par vagues pétrifiantes

    Pour s’échouer plus que piteuse

    Là sur brave plage tout en attente


    De la remettre sur pied

    Pour la mener au doux amour

    Le bel amour, le seul qui sied

    A engendrer sans cesse beaux jours …


  • L’AMOUR QUI JAMAIS NE S’OUBLIE …





    Prénom finissant en…..ique

    Premier amour de ma vie

    Elle, elle demeurera l’unique

    Celle que jamais l’on n’oublie


    Moi grand de mes seize ans

    Goûtant aux premiers baisers

    Elle de treize doux printemps

    Me conjuguant si bien aimer


    Amour de mots, de simples caresses

    Âmes blanches à peine adolescentes

    Un monde merveilleux de promesses

    Deux cœurs qui sans cesse se cimentent


    Quarante-cinq années envolées

    Et pourtant rien, non rien d’oublié

    Enfouies en moi de si belles pensées

    Mon cœur de toi ne pourra jamais se délier


    Je te chante en Do, puis encore en mi

    Ange oui, mais point d’un début de prénom

    Ton départ en moi a causé tsunami

    Et brisé de ma vie la plus grande passion …


  • TEMPS DES ADIEUX…





    Moult grains de sable

    Balayés par le vent

    Fouettent vivement nos visages

    Notre sang avivant


    Sel de vagues tourmentées

    S’incruste dans nos yeux

    Pour mieux nos joues perler

    En ces moments d’adieux


    Où finissent les vacances

    D’un bel amour d’été

    Primeur d’adolescence

    Et si soudain lesté


    Bord de plage nous méduse

    De ses brisés couteaux

    Mer houleuse nous abuse

    Eloignant tout bateau


    Nous restent les promesses

    D’écrits au quotidien

    Le temps fera le reste

    De souvenirs anciens …


  • CŒUR A FEMMES …





    Je dépose mon cœur

    Sur l’autel de l’amour

    Madame qui passez de bonne heure

    Emportez-le pour un tour


    Sur votre carrousel

    Et ne le partagez point

    Avec quelque douce demoiselle

    Du moins jusqu’à demain


    Dites lui combien vous l’aimez

    Car sans vous il se fait mauvais sang

    De tant se sentir esseulé

    Comme délaissé l’accusé au banc


    De vos atours faites le palpiter

    Ne le laissez point choir

    Et lentement laissez tomber

    Tout de vous jusqu’au triangle noir


    Emportez-le bien en vous

    Dans les remous de votre rivière

    Rendez-le on ne peut plus fou

    De tout votre savoir-faire


    Puis au petit matin suivant

    Ramenez-le là où vous l’avez pris

    Car cœur par trop mouvant

    Ne peut se contenter d’une seule mie …


  • ET LES ENFANTS LA-DEDANS …





    Tension trop forte

    Au sein du couple

    Claquent les portes

    Vers la déroute

    Et les enfants là-dedans


    L’amour se meurt

    L’alcool coule

    Se fanent fleurs

    L’on se refoule

    Et les enfants là-dedans


    Des mots de haine

    Marquent visages

    Pleurs de peine

    Colère et rage

    Et les enfants là-dedans


    Des coups se perdent

    Menaces de mort

    Flics en alerte

    Débarquent au port

    Et les enfants là-dedans


    Les avocats

    Fondent mensonges

    Gonflant tracas

    Le fric leur tombe

    Et les enfants là-dedans


    Sentence divorce

    Droits de visite

    Le plus féroce

    Faire mal cogite

    Et les enfants là-dedans


    Et les enfants là-dedans

    Tout en souffrance

    De cicatrices

    Psy de faïence

    D’âpres épices …


  • POEME AU FEMININ …





    Vous conjuguer la vie au verbe aimer

    Aux quatre saisons sans cesse vous fleurir

    A tous les temps vous encenser

    Vos désirs de bonheur à jamais remplir


    Puisque née sous le nom «non commun» de Femme

    Femme démunie de synonyme et du moindre homonyme

    Car unique sur terre et en tous lieux blanche âme

    Indivisible beauté d’un monde qui notre cœur tant anime


    Femme… femme… femme… un simple mot qui nous enflamme

    Prénom de vierge, de fleur, de pierre précieuse et puis tout autre

    Douce Marie, pétale de Rose, éternelle Jade, prénom de femme

    Qui au jour le jour orne son nid d’amour pour le faire nôtre


    Femme

    Aime moi

    Femme

    Mon émoi …


  • MELODIE ROMANTIQUE…





    De touches blanches à noires

    L’artiste romantique

    Ouvre le bal d’un soir

    Créant moments magiques


    Où douce sérénade

    Emmène les amants

    Les regards en balade

    A travers sentiments


    Les mots naissent sublimes

    Sur lèvres assoiffées

    De verser dans l’intime

    Jusqu’aux ardentes bouffées


    Délicieuses de bien fait

    Qu’en perle la rosée

    Sur duvet en attrait

    Plongeant dans la vallée


    De do en fa dièse

    Scènes d’amour dansent

    Omettant moindre synthèse

    Jusqu’au final intense


    Où cèdent les soupirs

    Tout en decrescendo

    Les cœurs encore chavirent

    Se ferme le rideau …