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31.01.2010
ULTIMES VOLONTES …

Jour de ma mort ma fille Je veux que tombe la pluie Qu’on m’emmène loin là-bas Sans même une croix de bois Sur ce cercueil en pin Nul décor ni coussin Uniquement mon corps Dans cette caisse dernier port Bien profond qu’on m’enterre Que je goûte à l’enfer Celui de l’autre monde Certainement moins immonde Que les années de vie Des plus viles infamies Ô passées ici-bas Me rendant des plus las Point d’office religieux Par un curé véreux Cérémonie civile Non plus ça m’fout la bile Croque-morts pour me porter Personne à leurs côtés M’en aller solitaire Comme un coucher solaire Et qu’au village la fête Résonne donc à tue-tête Rien que pour le poète Qui se disait esthète Ne venez sur ma tombe Vous n’y verrez de nom Tout ce qui vous incombe Beuverie crénom de nom …
29.01.2010
AURORE DOMINICALE …

Aurore d’un beau dimanche Dimanche matin au lit Lit qui soudain s’éveille S’éveille de ta présence Présence qui m’éblouit M’éblouit de je t’aime Je t’aime nés de ta bouche Ta bouche qui m’embrasse M’embrasse de ta tendresse Tendresse que je te rends Te rends de mots ardents Ardents bras qui t’enlacent T’enlacent de tant d’amour Amour que tu désires Désires là sous la couette Couette n’osant rougir Rougir de nos ébats Ebats d’une passion Passion de toi de moi Moi que tu rends si fou Fou de me donner à toi Toi murmurant ta joie Joie imprégnée d’extase Extase commune à nous Nous ne faisant qu’un Qu’un couple merveilleux Merveilleux et heureux Heureux à l’aurore d’un dimanche …
26.01.2010
TOI …

Au bord d’un lac Coin d’une rue Rires en vrac Sur un lit nue Où que tu sois Quoi qu'il advienne Je t’aime toi Toi seule, toi mienne Simple regard Main dans la main Là dans le Var Ou à Pékin Mon âme bat Seulement pour toi Ici, là-bas Tout en émoi Unique rêve Orne mes nuits De toi ma reine Mon paradis Je t’aime toi Céans, ailleurs Telle est ma foi Immense bonheur …
23.01.2010
DANSER …

Danser, tanguer, flotter Toi et moi sur la piste Surtout ondoyer, planer Éprouver que tous deux l’on existe Délaisser le sérieux de ce monde Communément nous envoyer A mille lieues de la mappemonde Nos esprits laisser tournoyer Harponner les plaisirs de la vie Puis mieux encore virevolter Voyager jusqu’au bout de l’envie Et la félicité simplement récolter D’étreintes complètement envoûtantes S’abandonner corps à corps Au rythme des notes qui chantent Pour danser, tanguer, planer plus fort …
21.01.2010
SUPPLICATION …

J’ignore combien de temps Il me reste donc à vivre Je t’implore Dieu des vents Rien qu’un seul jour revivre Mon seul, mon bel amour Consommé de baisers Ô dans mon cœur toujours Tant demeuré gravé Décennies de souffrance Au quotidien prier Dépends-moi d’la potence Que je cesse d’étouffer Guide-moi sur la route Où stoppèrent ses pas Aide-moi coûte que coûte Avant l’heure du trépas L’aimer seulement l’aimer Comme lors de mes seize ans En nos bouches saliver Le parfum du nanan Relire dans nos yeux Toutes nos belles promesses Au coin de l’âtre en feu Crépitant d’notre ivresse Eole je t’en supplie Un moment, un instant L’unique rêve de mes nuits Rends-le plus que vivant …
18.01.2010
LA FEMME HIVER …

De complainte en complainte Je geins toute ma douleur Méconnaissant l’étreinte S’éteint lentement mon cœur Dieu ô toi femme glaciale Ne sachant dire les mots Ta face de cour martiale Au lit vire au cachot Ignorant moindre caresse Pour ton homme en attente Tu enfreins la tendresse Et les passions ardentes Puis refusant mes doigts A l’aurore de ton antre Il ne faut je ne dois Ni embrasser ton ventre Tu trouves tout cela sale Même mes mains sur tes seins Education bancale D’une mère priant les saints Madame vous qui me comprenez Prenez-moi comme amant Fol amour donc venez Sortez-moi du tourment Ah je vous aimerai Sans aucune retenue Je vous découvrirai Dans votre tenue nue …
15.01.2010
LA SAGESSE …

Trop souvent l’on s’empresse De condamner autrui Ne se souciant de sa jeunesse Jonchée de véreux fruits Ô pourrissant sans fin Le fil de toute une vie Indélébile destin Qui taraude l’esprit Se souvenir d’une remarque D’un parent peu docile Dans notre tête qui frappe Tu s’ras toujours imbécile Au moindre ami qui part Dans l’inconscient se rallume La flamme d’un vieux pétard Et notre cœur s’enrhume Vous qui eûtes la chance De vivre dans la tendresse Ne vous faites pas offense Gardez toujours sagesse Seulement comprendre l’autre Là dans sa profondeur Nul besoin d’être apôtre Pour semer graines bonheur …
09.01.2010
LA TRAME …

Ecrire sur l’horizon En lettres titanesques Le fruit de ma passion Sentiments romanesques Pour qu’au-delà des mers Ô vous mon bel amour Votre esprit se libère Du mal qui le laboure Me sachant à la guerre De ce mariage infâme Pire que feu de l’enfer Me liant à cette femme Acariâtre tant austère Me retenant de force Argumentant cratère Financier du divorce M’étalant sur la paille Brisant ma dignité Elevant haute muraille M’empêchant d’vous aimer Tout près, à vos côtés Et de vous murmurer Mots de toute beauté Comment cela endurer Demain je l’empoisonne Ah la bien bonne idée Même si je déraisonne Sûr que j’vais m’évader Là au creux de vos bras Au profond de votre âme Vous me cacherez voilà Ma bien aimée, ma dame …
05.01.2010
LE MENSONGE HUMAIN …

Dieu, Jéhovah, Bouda, Allah Bible, Coran, Thora, etcetera Foutaises que tout cela Pires que peste, lèpre, sida, choléra Frères les Dieux n’existent pas L’univers de lui même naquit Lentement évolua De larves jusqu’aux hommes maudits Qui créèrent religions Sources de guerres, de viles crucifixions Mais surtout de maints troncs Amasseurs et voleurs de pognon Fils de Dieu à la croix de bois Ta légende sème par trop la mort De par quelque foi qui mène au combat Et au sang versé dans tes calices d’or Dont tes apôtres s’abreuvent non en vain Hypnotisant les plus faibles des humains De promesses d’éternité au plus saint des saints Mensonges car après trépas, néant, point de demain Pères et mères nul ne retrouvera Ni avant, ni après la fin des temps Point un tombeau jamais ne s’ouvrira Seuls survivront obscurité et néant …
01.01.2010
UNE MAMAN TOUT AUTANT…

Cœur d’une maman d’accueil Voit gambader marmaille Comme des écureuils Mais pour que ça ne déraille Elle montre grands yeux Temps d’un apprentissage Découverte des lieux Pour eux neuves images Vaste dépaysement Séparés des parents Si profond gisement Les minant trop crûment Mais elle à l’âme vaste Au pur regard de mère Leur tristesse néfaste Bouleverse en lumière Puisqu’en eux allume flamme D’un amour inconnu Qui si soudain s’exclame Par mots doux continus Toi qui offres de ta vie Sans jamais être aigrie Pour fonder belle famille Merci maman chérie …
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