• INACCESSIBLE REALITE …

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    Belle d’intelligence

    Tes mots fins me subliment

    Belle de ta prestance

    Les montagnes tu écimes

     

    Douce comme un vent de sous-bois

    Je papillonne pour mourir en tes bras

    Douce qu’en tes yeux je me noie

    Et d’y engloutir tout mon moi

     

    Tendre de tes doigts si magiques

    Tu volcanises ma chair

    Tendre de par tes lèvres mélodiques

    Tu m’emmènes aux feux de l’enfer

     

    Suave aux effluves de l’amour

    Comme j’aime me perdre en toi

    Suave encore de jour en jour

    Mon âme se disperse en émois

     

    Belle, sortant de mon sommeil

    Me dis-je ai-je rêvé

    Belle, cette nuit de merveilles

    Je viens te la narrer …

     

  • PREMIER BAISER …

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    Dans l’éden de tes yeux

    L’amour luisait radieux

    Et moi de m’y mirer

    Jusqu’à en délirer

     

    Hésitants l’on osait

    Maladresse l’on craignait

    Lors nos doigts se touchèrent

    Comme par vagues légères

     

    Insolites sensations

    Tant inconnus frissons

    D’une fille, d’un garçon

    D’enfance en érosion

     

    Nos visages s’avancèrent

    Et nos lèvres se posèrent

    Puis nous nous enlaçâmes

    Unissant là nos âmes

     

    Par le premier baiser

    Le plus beau de la vie

    Aux fragrances irisées

    Tant salivées d’envie

     

    Jamais, jamais je ne l’oublierai

    Et aujourd’hui encore

    Tout en moi parfumé

    Vit-il comme un essor

     

    Malgré le temps passé

    Il demeure mon été

    Cette période fruitée

    Que j’aime tant ressasser

     

    Ô toi tant unique

    Mon cœur te dit merci

    Pour ce moment magique

    Vivant à l’infini …

     

  • POUSSIERES D’ETERNITE …

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    Sur le plateau tournant

    Le sillon de la vie

    S’égrène lentement

    Comme clarté de bougie

     

    Enfance, adolescence

    Riment avec innocence

    Des jeux aux simples flirts

    Point trop cœurs ne se heurtent

     

    Mais lorsque nait l’amour

    Et que l’on forme couple

    Le printemps fuit nos jours

    Notre candeur si souple

     

    Surtout nous catapulte

    Dans la tranche des adultes

    Puis plateau pivotant

    Nous offre nos enfants

     

    Passent si vite les années

    Naissent les cheveux blancs

    Au home portes verrouillées

    S’attiédit notre sang

     

    Pour qu’enfin il se glace

    Pour à d’autres laisser place

    Le temps, que fut le temps

    Sur le plateau tournant …

     

  • PART DE VIE …

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    Les jours passent

    Et ma mémoire me guide

    A ce que je ne ressasse

    Indéfiniment le vide

     

    Mais à penser seulement

    Aux si pieux moments

    D’une jeunesse envolée

    De deux âmes tant gaies

     

    Qui fut la découverte

    De la joie d’aimer

    Mais aussi porte ouverte

    Sur le chemin de la réalité …

     

  • NE RESTENT QUE LES SOUVENIRS …

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    Souvenirs de baisers d’adolescence m’envahissent

    Un amour cristallin sans démesure, l’on ne franchissait le mur

    Il fallait que les parents on ne trahisse, on ne salisse

    Mais eux ont tout cassé en nos cœurs si purs, dur… dur … dur …

  • ESPOIR ET DESESPOIR …

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    Ce premier de septembre

    Parcourant mon journal

    Se glacèrent tous mes membres

    Pour moi le coup fatal

     

    Depuis quarante-cinq ans

    J’espérais te revoir

    Mais le sort si méchant

    Encore m’a laissé choir

     

    Toi mon premier amour

    Rubrique nécrologies

    Nul espoir de retour

    A tout jamais partie

     

    Une photo actuelle

    Toujours ce doux visage

    Mes yeux versent des perles

    Ma tête vaque aux nuages

     

    Déjà dans mes poèmes

    Je dessinais des mots

    Souvent pour toi ma reine

    Moi toujours tant dévot

     

    Voilà qu’un vingt-huit août

    Sans me dire au revoir

    Trop vite t’as quitté tout

    Me laissant dans le noir

     

    Chaque jour de ma vie

    Une pensée pour toi

    Car l’on n’oublie la fille

    De nos premiers émois

     

    Mes dix-sept, tes treize ans

    Vivent encore maintenant

    Comme si c’était hier

    Au temps de notre printemps

     

    Me subsiste l’espoir

    Le seul, ô oui l’unique

    Ma Marie-Dominique

    De là-bas te revoir

     

    Mais comme je ne sais pas

    Je clos fort les paupières

    M’en vais dans le trépas

    Voir images d’autrefois …

     

    Adieu Marie-Dominique.

     

    Jean-Pierre